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Présentation
du crédit hypothécaire
Le
crédit hypothécaire en 10 questions
Où
soucrire à un crédit hypothécaire?
Les
risques du crédit hypothécaire
Le
rachat de crédit hypothécaire
Prêts hypothécaires
: Quels sont les risques ?
Subprimes américains, crédits
immobiliers à risque, hausse des
taux d’intérêt, baisse
de l’immobilier… Le prêt
hypothécaire est-il risqué
dans la conjoncture actuelle ?
Avec la crise des subprimes aux Etats-Unis
l’été dernier, le marché
du crédit américain s’est
considérablement tendu. Les conditions
d’accès au prêt hypothécaire
sont rendues plus difficiles. En France,
le recours à l’hypothèque
comme garantie n’est pas encore très
répandue, même s’il commence
à faire ses preuves en termes de
solution de financement. Elle est désormais
perçue comme un vecteur contribuant
à entretenir la vigueur de la consommation.
Surtout depuis sa réforme, fin 2006.
Même si l’exemple des Etats-Unis
peut décourager certains à
se lancer dans de telles solutions de financement,
rien ne dit que dans l’hexagone, l’on
se dirige vers une crise de la même
ampleur.
En effet, l’immobilier, qui est offert
en garantie pour les banques, reste une
valeur solide. Même si la tendance
est au ralentissement de la hausse des prix,
rien ne dit que le marché va s’effondrer
d’un coup. Or le bon fonctionnement
de cette solution repose sur l’équilibre
entre un prix de la pierre stable et des
taux d’intérêts constants.
En France, cet équilibre est jusqu’à
maintenant respecté.
Par ailleurs, la législation
française protége d’avantage
les banques et les consommateurs qu’outre-Atlantique.
Les banques ont une politique beaucoup
plus prudente en matière de
crédit immobilier : la plupart
des prêts accordés sont
à taux fixes.
Fin 2006, les crédits à
taux fixe représentaient 77%
des crédits à long terme.
Les emprunteurs ne subissent donc
pas d’éventuelles remontées
des taux directeurs de la banque centrale
européenne (BCE). Il ne bénéficient
pas non plus des baisses potentielles.
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Autre raison qui pousse à croire
que le subprime ne peut pas exister en France,
il existe une législation sur l’usure
qui protège les emprunteurs contre
les comportements abusifs de certains établissements
en terme de coûts du crédit.
Chaque trimestre, la banque de France fixe
les taux d’usure que les banques ne
doivent pas dépasser. Enfin, les
produits tels que les crédits hypothécaires
rechargeables ou le prêt viager hypothécaire
restent des produits destinés à
une clientèle plutôt aisée.
Leurs encours restent donc modestes.
Dernière observation, le marché
immobilier français n’est pas
le même qu’aux Etats-Unis. Il
est beaucoup moins risqué. «
Seul un choc externe marqué pourrait
ébranler fortement le marché
immobilier français. La crise financière
peut-elle créer ce choc ? Pour l’instant,
nous ne le pensons pas », souligne-t-on
au Crédit Agricole.
Même si la crise financière
actuelle ne semble pas prendre la même
tournure en France qu’aux Etats-Unis
ou en Angleterre, il convient de manier
ce produit avec intelligence et soin. Il
suffit de voir à quel point des milliers
de ménages américains sont
tombés dans la facilité en
souscrivant à des prêts à
risques.
Il convient donc de ne pas se jeter sur
la première offre de n’importe
quelle institution financière. Beaucoup
de paramètres sont à prendre
en considération : votre manière
de vivre, vos dépenses courantes,
le montant que vous pouvez consacrer à
votre dette… En hypothéquant
un bien immobilier, vous risquez de tout
perdre en très peu de temps. Ce qui
vous ne permettra pas de vous retourner
à temps.
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