La loi Solidarité et Renouvellement
Urbains pour votre crédit
immobilier.
Promulguée et publiée au Journal
Officiel le 14 décembre 2000 sous le gouvernement
Jospin, la loi n°2000-1208 intitulée
loi de Solidarité et Renouvellement Urbains
(loi SRU), a profondément modifié
le droit de l’urbanisme et du logement.
Répondant à trois
exigences ; celle de la solidarité, celle
du développement durable et enfin, celle
du renforcement de la démocratie et de
la décentralisation, cette loi est l’aboutissement
d’un vaste débat national lancé
en 1999 autour du thème « Habiter,
se déplacer, vivre la Ville ».
Composée de trois volets
: urbanisme, habitat et déplacements, la
loi SRU a pour objectif principal d’adapter
la vie en ville aux besoins d’aujourd’hui,
en proposant un aménagement plus cohérent
et plus solidaire.
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Dans son premier volet centré sur l’urbanisme,
la loi SRU propose tout d’abord de réformer
les documents d’urbanisme existant jusqu’alors
en France, en remplaçant notamment les Schémas
Directeurs (SD), qui définissaient jusque
là les règles locales d’urbanisme
en France, par les Schémas de Cohérence
Territoriale (SCOT), qui fixent les règles
d’urbanisme à l’échelle
de plusieurs communes. De même, la loi vise
à remplacer les Plans d’occupation
des Sols (POS) par des Plans Locaux d’Urbanisme
(PLU), qui ont pour but de justifier toute décision
prise en matière d’aménagement.
La loi SRU cherche donc à aménager
l’espace communautaire en simplifiant les
procédures et en les rendant plus démocratiques
mais aussi en renforçant les préoccupations
environnementales et en modifiant le régime
de financement de l’urbanisme, notamment par
la suppression des taxes pour surdensité
et par une utilisation de l’espace plus économe.
En ce qui concerne l’habitat, deuxième
volet de la loi SRU, l’objectif principal
est de rendre compatibles les Programmes Locaux
d’Habitat avec le SCOT. Lors du débat
parlementaire, les mesures à prendre dans
ce volet ont sans doute été les plus
discutées et la décision la plus importante
et la plus connue à ce jour est celle qui
instaure un quota de logements sociaux. En effet,
la loi prévoit, pour toute commune de plus
de 3 500 habitants, faisant partie d’une agglomération
de plus de 50 000 habitants, une pénalité
de 1000 francs par logement social manquant si ces
communes n’ont pas au minimum 20% de logements
sociaux. La somme prélevée servira
alors à élargir le parc social de
la commune.
Cependant, au delà de cette décision,
la loi SRU prévoit également l’élargissement
des compétences des organismes HLM, la réforme
de l’Agence Nationale pour l’Amélioration
de l’Habitat et enfin, elle reconnaît
le droit au logement décent.
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Finalement, dans son troisième
volet centré sur les transports et les déplacements,
la loi SRU vise principalement à rendre compatibles
les Plans de Déplacement Urbains (PDU), formalisés
pour la première fois par la Loi d’Orientation
sur les Transports Intérieurs du 30 décembre
1982, avec le SCOT.
Dans cette objectif, la loi prévoit
tout d’abord, en insistant sur la cohérence
territoriale, de renforcer la portée des
P.D.U, dont le but est de répondre aux besoins
de mobilité des habitants tout en assurant
la protection de l’environnement et de leur
santé.
Elle vise également à
élargir le contenu des P.D.U notamment aux
domaines de la sécurité, du stationnement,
du transport et de la livraison de marchandises.
Amélioration de la sécurité
de tous les déplacements, développement
de transports collectifs, moins polluants et plus
économiques, mise en place d’un réseau
de co-voiturage, diminution du trafic automobile,
ou encore développement d’un réseau
de bicyclettes, voici donc les objectifs principaux
des PDU.
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La loi SRU prévoît aussi de coordonner
les actions des autorités organisatrices
de transports en les réunissant au sein d’un
syndicat mixte de transport afin que les différents
réseaux existant puissent être plus
performants et plus attractifs mais aussi plus complémentaires.
De plus, la loi confie l’organisation des
services ferroviaires régionaux de transport
de voyageurs aux régions et ce, à
partir du 1er janvier 2002.
Finalemenr, la loi SRU, fruit de nombreux débats
et discussions, a connu plusieurs modifications
depuis sa promulgation en 2000.
Ainsi, l’Assemblée Nationale a assoupli
la loi originale fin janvier 2006, par un amendement
proposé par l’actuel président
de l’Assemblée Nationale, Patrick Ollier
et par le député UMP Gérard
Hamel. Cependant, début avril 2006 , le sénat
a finalement décidé de supprimer les
mesures proposées dans l’amendement,
à savoir, l’assimilation entre certaines
opérations d’accession sociale à
la propriété et au logement social.
Patrick Ollier a pourtant de nouveau déposé
un amendement le 30 mai 2006, cette fois contre
le quota imposant à 740 communes d’avoir
un parc social représentant au moins 20%
des résidences principales.
La loi SRU, relative à la solidarité
et au renouvellement urbains est donc aujourd’hui
encore très controversée et susceptible
de subir de nouvelles modifications d’autant
plus qu’elle s’intéresse à
un domaine dont les tendances changent et qui demande
une adaptation rapide.
Amandine Briand
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